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#Jecoudsmagarderobecapsule2017 : la veste 3/4 en velours prune

Veste 3/4 prune velours Chez Lousie

Dans la famille #Jecoudsmagarderobecapsule2017 (pour ceux qui ne sont pas au courant, c’est ici !) je demande janvier ! Voici donc comme promis la veste 3/4 prune avant : Et voici ma veste 3/4 réalisée : Pour la réaliser, j’ai choisi un patron du Burda facile automne-hiver 2015-2016. Quant aux tissus, le devant et le dos sont taillés dans…
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Le dernier post avant la fin du monde

Chers tous,

à l’heure où je commence cet article, je ne suis pas sure de le terminer étant donné l’imminent danger planant sur nos – si faibles – têtes.

Bien sûr, il était hors de question que ce monde ne s’achève sans que j’aie au moins fait acte de témoignage post-artisanal. Inutile de préciser que le choix de la musique m’accompagnant dans ces derniers moments fut difficile. J’ai cherché la Symphonie du Nouveau monde (hé bien oui ! Il est permis à tout le monde d’espérer !). Ne la trouvant pas, je me suis rabattue sur un disque avec un concerto pour violoncelle puis un pour piano, de Dvorak tout de même (j’ai une impression de déjà-vu en écrivant ces lignes, c’est un signe peut-être).

Je retardais depuis quelques semaines cet article parce que, consciencieuse que je suis, j’attendais de trouver la motivation de sortir dans le grand froid pour aller prendre de belles photos à la lumière du jour de ma cour. Mais vraiment, je ne la trouve pas et le risque de rester dans la nuit à tout jamais (je parle du manteau – Pototo ! – qui est l’objet de ce post, tout est dit désormais) m’étreint.

Tout comme le précédent manteau -Pototo ! -, ce manteau -Pototo ! – n’est pas un manteau -Pototo ! Je l’appelle un « sous-manteau », comme on fait, ou plutôt devrais-je dire comme on faisait – des sous-verres ou des sous-tasses. Le sous-manteau est idéal pour aller sous… le manteau (c’est ingénieux !). Vous allez à l’Opéra, vous laissez votre manteau au vestiaire, il vous reste le plus beau des sous-manteaux (forcément, il n’en existe aucun autre) : des couleurs chatoyantes qui se reflètent sous les projecteurs – qu’on sait nombreux à l’opéra -, des regards qui se tournent ébahis : car oui ! Voilà l’effet que produit mon sous-manteau. On se l’arrache – surtout quand je fais des mouvements un peu brusques et opposés des deux bras.

Et voilà la merveille dont je vous parle (je parle encore du manteau -Pototo !) :

 

Vraiment, on ne dirait pas comme ça, mais c’est d’une élégance…

C’est un patron du Burda de Mars 2012 pas du tout retouché. J’ai juste omis de faire des poches… ou plutôt…  je les ai découpées et qu’elles ne se sont pas manifestées lorsque  j’ai cousu les côtés ; que pouvais-je faire pour elles ?

Le tissu est magnifique – c’est mon homme qui me l’a dégoté je ne sais où.

Bonne fin du monde à tous et à bientôt !

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Pototo !

Et voilà le manteau de soeurette, soeurette qui, à l’heure d’apprendre à parler, répétait joyeusement :

– ma mère : MA-MAN
– ma soeur : MA-MAN
– ma mère : TO-TO
– ma soeur : TO-TO
– ma mère : MAN-TEAU
– ma soeur : POTOTO !

On a des cassettes audios pour le prouver à ceux qui auraient encore des lecteurs de cassettes audios…

Et donc maintenant qu’elle est grande et qu’elle sait le dire, elle a le droit à un MAN-TEAU (Pototo !). Mon premier MAN-TEAU (Pototo !).

Autant ne rien vous cacher : j’en ai bavé. Et puis je ne sais pas où est passée Super-Louise ; je crois qu’elle hiberne. J’ai passé tellement de temps à coudre et à découdre que j’ai l’impression de l’avoir fait deux fois. J’ai brûlé une poche au fer aussi, c’est plus drôle tout de suite. Mais il lui va et il est beau le manteau (pototo !). Quelques détails :

Il est fait en laine à chevron noire et blanche, d’une doublure satinée grise foncée à pois blancs (non, je ne suis pas mono-maniaque des pois) et, le petit détail qui tue : la dentelle au bord de la poche passepoilée (cor’une !!!! Colette va faire de moi une championne !).

Il est issu du modèle japonais « Y » dans l’Élégance du noir qui, comme vous pouvez le constater, est asymétrique, au col notamment.

Bien sûr il est court. D’ailleurs, on appelle ça une veste… mais vous n’auriez jamais connu l’histoire du manteau (pototo !).