J’habite rue Jean-Jacques depuis cinq ans. C’est une rue étroite, piétonne. Le soleil peine à y pénétrer. Une rue peu passante d’un centre trop touristique. Le nombre de commerces et de restaurants reste raisonnable et nous nous connaissons tous. Les fenêtres du conservatoire la remplissent allègrement de fausses notes musicales. Du goudron à perte de vue : pas un arbre ne pousse et il faut contourner l’église pour croiser les premiers épicéas qui sentent bon la résine.
Mon appartement est traversant : il donne, plein sud, sur les terrasses des restaurants et la rivière. Ceux qui viennent chez moi apprécient le bruit de son flot, son côté apaisant. Il tamise par ailleurs le bruit des passants et de ceux qui s’attablent.
Dès mon installation, j’ai eu envie de croquer cette rue, ses habitants, son histoire, ses commerces, ses événements, ses notes de musique… Vous êtes sur Radio Jean-Jacques. Vous êtes… tranquilles.
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