En ces temps où nous célébrons l’universalité d’un seul et même papa pour tous – le bien nommé Père Noël – faisons le point sur cette espèce en mutation.
J’étais au café l’autre jour, comme tous les jours. Je bavarde avec mon voisin de table, un dur à cuire d’avoir été trop cuit par la vie. Il me parle de ses filles qui ont choisi de l’abandonner. Je m’insurge : et comment ? Et tu ne leur dis rien ? Tu ne leur expliques pas ta version des faits ? Et c’est toi qui les abandonne ! Et de me répondre : « mon père est mort quand j’étais gosse, j’ai vécu sans et ça n’a rien changé à ma vie ». Surenchère à ma gauche : « moi, mon père, il était vivant mais on ne se parlait jamais. On n’avait rien à se dire. Et ça va très bien comme ça ». L’autre : « voilà ! Les pères ça sert à rien. Et le mien, je peux même encore te dire le jour et l’heure où il est mort. »
Wow les gars : c’est l’heure de la thérapie ! Moi, c’est dans ce café que j’ai appris que mon père était mort. Dans ce café que j’ai déniché un papa adoptif. Dans ce café que le père de mes enfants vient papoter avec les habitués. Dans ce café que toutes les générations se croisent et c’est bête à dire mais elles ont toutes eu un père ! Il y aurait tellement à dire sur les papas…
Sur Radio Jean-Jacques, on attend la série.
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